Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation
– (2 ans, 8 mois et 23 jours)
Président
Jacques Chirac
Premier ministre
Lionel Jospin
Gouvernement
Jospin
Prédécesseur
Dominique Perben
Ministre des Postes et Télécommunications
– (11 mois et 26 jours)
Président
François Mitterrand
Premier ministre
Pierre Bérégovoy
Gouvernement
Bérégovoy
Prédécesseur
Jean-Marie Rausch
Successeur
Michel Sapin
Député français
– (5 ans)
Élection
16 juin 2002
Circonscription
1re de Haute-Corse
Législature
XIIe (Cinquième République)
Groupe politique
NI
Prédécesseur
Roger Franzoni
Successeur
Sauveur Gandolfi-Scheit
– (4 ans, 3 mois et 2 jours)
Élection
28 mars 1993
Réélection
1er juin 1997
Circonscription
1re de Haute-Corse
Législature
Xe et XIe (Cinquième République)
Groupe politique
NI (1993) RL (1993-1997) RCV (1997)
Prédécesseur
Roger Franzoni
Successeur
Roger Franzoni
– (3 ans, 10 mois et 9 jours)
Élection
12 juin 1988
Circonscription
1re de Haute-Corse
Législature
IXe (Cinquième République)
Groupe politique
App. SOC
Prédécesseur
Proportionnelle par département
Successeur
Roger Franzoni
– (1 an, 8 mois et 16 jours)
Élection
24 août 1986
Circonscription
Haute-Corse
Législature
VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique
App. SOC
– (3 mois et 6 jours)
Élection
16 mars 1986
Circonscription
Haute-Corse
Législature
VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique
App. SOC
Biographie
Nom de naissance
Émile Pierre Dominique Zuccarelli
Date de naissance
(83 ans)
Lieu de naissance
Bastia (Haute-Corse)
Nationalité
Française
Parti politique
PRG (jusqu’en 2017) MR
Diplômé de
École polytechnique
Profession
Ingénieur
Ministre des Postes et Télécommunications Ministre de la Fonction publique Ministre de la Réforme de l'État et de la Décentralisation Maires de Bastia
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Émile Zuccarelli (Emile, Pierre, Dominique), né le à Bastia (Haute-Corse), est une personnalité politique française. Il est président d'honneur du Mouvement radical.
Deux fois ministre, il est élu député pour la première fois le , il est réélu sans discontinuité jusqu'en , date à laquelle il perd son siège.
Il est élu maire de Bastia en 1989, date à laquelle il succède à son père Jean Zuccarelli, et est réélu sans discontinuité jusqu'en 2014.
Biographie[modifier | modifier le code]
Origines[modifier | modifier le code]
Émile Zuccarelli suit des études au lycée de Bastia, puis au lycée Thiers de Marseille avant d'intégrer l'École polytechnique (promotion 1960)[1]. Il est directeur général adjoint des assurances Présence avant de s'engager en politique à la suite des événements d'Aléria.
Parcours politique[modifier | modifier le code]
Formant l’aile républicaine du Parti radical de gauche (PRG), il participe au Groupe des douze, un collectif de députés de droite et de gauche à l’écoute des chefs d’entreprise.
Il devient porte-parole du MRG, sous la présidence de François Doubin, en 1986, puis président du parti en 1989, fonction qu'il abandonna en 1992 à son entrée au gouvernement.
En 1995, il s’oppose à la candidature présidentielle de Jean-François Hory et rejoint, après le retrait de celui-ci, l'équipe de campagne de Lionel Jospin au Parti socialiste. Après l’éviction de Jean-François Hory, il devient président délégué du Parti radical-socialiste (PRS, ex-MRG) et chargé des négociations électorales avec Lionel Jospin au PS.
Principal dirigeant de l'opposition interne à Jean-Michel Baylet au sein du PRG, il s'est rapproché de la mouvance « républicaine de gauche » en défendant notamment la candidature de Jean-Pierre Chevènement à la présidentielle de 2002, avec qui il partageait notamment une même vision de la place de la Corse dans la République, alors que le PRG présentait une candidate, non issue de ses rangs et dont il combattait le communautarisme : Christiane Taubira.
Parcours local et parlementaire[modifier | modifier le code]
Il obtient son premier mandat électif comme vice-président de la nouvelle assemblée de Corse élue en 1982, au lendemain de la réforme Defferre dotant l'île d'un statut particulier. Il devient vice-président chargé des transports de cette assemblée avant d'être élu député de la 1re circonscription de la Haute-Corse en 1986. Il est réélu sans discontinuer député de la Haute-Corse depuis, et maire de Bastia depuis 1989. Disposant d’une très forte implantation locale, il s’oppose aux indépendantistes corses.
Il conduit, en mars 2004, une liste aux élections territoriales en Corse baptisée « La Corse dans la République » arrivée en tête des listes de gauche[réf. nécessaire]. Mais son refus de concessions avec les nationalistes et la défection de la plupart des élus de la liste conduite par l'autre député PRG de la Haute-Corse, Paul Giacobbi, l'empêche d'emporter la présidence de l'Assemblée de Corse[réf. nécessaire].
Le , il perd son siège de député au profit de Sauveur Gandolfi-Scheit en obtenant 46,11 % des suffrages exprimés hors bulletins blancs et nuls, les voix des nationalistes corses qui avaient qualifié la défaite d'Émile Zuccarelli de « priorité absolue » s'étant massivement portées sur son adversaire UMP[réf. nécessaire]. Il est toutefois nettement réélu maire de Bastia le avec 57 % des suffrages.
En , il décide de ne pas solliciter un nouveau mandat municipal. La liste dirigée par le nationaliste Gilles Simeoni l'emporte en recueillant, au deuxième tour, 55,4% des voix contre 44,6% à Jean Zuccarelli, fils d'Emile, qui conduisait une liste PRG-PCF[2].
Parcours ministériel et national[modifier | modifier le code]
Émile Zuccarelli (à gauche), en conversation avec Bernard Lang (2006).
Il est ministre des Postes et Télécommunications en 1992 et 1993, dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, où il défend le service public des PTT. Il est ensuite ministre de la Fonction publique, de la réforme de l'État et de la décentralisation dans le gouvernement de Lionel Jospin, qu'il quitte après le remaniement ministériel d'ampleur du compte tenu des désaccords apparus avec le Premier ministre au lendemain de l'ouverture d'un dialogue sur l'avenir institutionnel de la Corse qui place, à ses yeux, les nationalistes au centre de négociations.
Positions[modifier | modifier le code]
Lors du référendum du organisé en Corse par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy (dont l'action est, sur ce point, soutenue par le Parti socialiste et par plusieurs grands quotidiens nationaux[réf. nécessaire]), il est le principal artisan de la victoire du « non »[réf. nécessaire]. Ce résultat est alors interprété comme un camouflet pour Nicolas Sarkozy, initiateur de cette réforme.[Qui ?].
Partisan d'une Europe fédérale, démocratique et sociale, il appelle à voter « non » lors du référendum du sur le projet de traité constitutionnel européen (TCE), dont il dénonce le contenu à ses yeux « ultralibéral »[3]. Le non rassemblera d'ailleurs plus de 56 % des suffrages en Corse[4].
Par la suite, il demande au Gouvernement et au Parlement de tirer les conséquences de la victoire du « non » et dépose une proposition de loi constitutionnelle tendant à supprimer l'article de la Constitution française selon lequel la « République peut ratifier » le TCE. En effet, si cet article était maintenu, un gouvernement pourrait être tenté d'adopter le traité par voie parlementaire, et ce au mépris, selon Zuccarelli, du souhait exprimé démocratiquement par les Français.
À l'élection présidentielle de 2007, il soutient la candidature de Ségolène Royal qui, à l'occasion de sa visite à Bastia, en , s'était engagée à ne pas rouvrir le débat institutionnel dans l'île.
À l'élection présidentielle de 2012, il soutient la candidature de François Hollande qu'il accueillera d'ailleurs à Bastia durant la campagne électorale.
Le , il remet à la ministre de la Fonction publique Annick Girardin le rapport « Laïcité et fonction publique » comportant vingt propositions. La ministre s'engage alors à en mettre en œuvre six prioritairement (une formation obligatoire des fonctionnaires à la laïcité, un référent laïcité dans chaque administration, la création d'un portail Internet sur le sujet, une journée d'échange sur la laïcité ou encore une brochure remise aux agents publics lors de leur prise de fonction)[5].
Synthèse des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]
- : député de la Haute-Corse
- : député de la Haute-Corse
- : député de la 1re circonscription de Haute-Corse
- : maire de Bastia (Haute-Corse)
- : ministre des Postes et Télécommunications
- : député de la 1re circonscription de Haute-Corse
- : membre du conseil municipal de Bastia (Haute-Corse)
- : maire de Bastia (Haute-Corse)
- : député de la 1re circonscription de Haute-Corse
- : ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation, dans le gouvernement de Lionel Jospin (Ministres du gouvernement Lionel Jospin)
- : 2e adjoint au maire de Bastia (Haute-Corse)
- : membre de l'Assemblée territoriale de Corse
- : maire de Bastia (Haute-Corse)
- : maire de Bastia (Haute-Corse)
depuis le : président de la Communauté d'agglomération de Bastia
- : député de la 1re circonscription de Haute-Corse
- : membre de l'Assemblée territoriale de Corse
- : maire de Bastia (Haute-Corse)
Honneurs[modifier | modifier le code]
Commandeur de la Légion d'honneur (2017)[6] ; officier (2011)
↑tribune cosignée avec 2 autres parlementaires, Chantal Robin-Rodrigo, Députée des Hautes-Pyréenées et Joël Giraud, Député des Hautes Alpes, parue dans Le Figaro en janvier 2005
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement jusqu'au 2 octobre 1992 (3) : Martin Malvy, porte-parole du Gouvernement
Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire : André Laignel
Secrétaire d'État aux Grands Travaux : Émile Biasini
Secrétaire d'État à la Ville (2) jusqu'au (4) : François Loncle (2)
Secrétaire d'État au Plan (4) : François Loncle (4)
Ordonnancement par ordre de préséance
(dém) Démission
(1) Remaniement du
(2) Remaniement du
(3) Remaniement du
(4) Remaniement du
(5) Remaniement du
(← CRESSON) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BALLADUR →)
v · m
Gouvernement Lionel Jospin ( – ) jusqu'au remaniement du
Sous la présidence de Jacques Chirac
Emploi et Solidarité
Martine Aubry
Ministre délégué à la Ville (2) : Claude Bartolone (2)
Secrétaire d'État à la Santé puis ministre délégué à la Santé et à la Solidarité (5) : Bernard Kouchner (dém) (8) puis Dominique Gillot (9)
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle (2) puis secrétaire d'État aux Droits des femmes et à la Formation professionnelle (5) : Nicole Péry (2)
Lionel Jospin Premier ministre
Justice, garde des sceaux
Élisabeth Guigou
Éducation nationale, Recherche et Technologie
Claude Allègre
Ministre délégué chargé de l'Enseignement scolaire : Ségolène Royal
Intérieur
Jean-Pierre Chevènement puis par intérim Jean-Jack Queyranne (3) puis à nouveau Jean-Pierre Chevènement (6)
Secrétaire d'État à l'Outre-mer : Jean-Jack Queyranne
Affaires étrangères
Hubert Védrine
Ministre délégué chargé des Affaires européennes : Pierre Moscovici
Secrétaire d'État à la Coopération puis ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie (1) : Charles Josselin
Économie, Finances et Industrie
Dominique Strauss-Kahn (dém) (10) puis Christian Sautter (10)
Secrétaire d'État au Commerce extérieur : Jacques Dondoux (dém) (9) puis François Huwart (9)
Secrétaire d'État au Budget : Christian Sautter puis Florence Parly (11)
Secrétaire d'État aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce et à l'Artisanat : Marylise Lebranchu
Secrétaire d'État à l'Industrie : Christian Pierret
Défense
Alain Richard
Secrétaire d'État aux Anciens Combattants puis secrétaire d'État à la Défense, chargé des Anciens Combattants (7) : Jean-Pierre Masseret
Équipement, Transports et Logement
Jean-Claude Gayssot
Secrétaire d'État au Logement : Louis Besson
Secrétaire d'État au Tourisme : Michelle Demessine
Culture et Communication
Catherine Trautmann, porte-parole du Gouvernement jusqu'au (2)
Agriculture et Pêche
Louis Le Pensec (dém) (4) puis Jean Glavany (4)
Aménagement du territoire et Environnement
Dominique Voynet
Relations avec le Parlement
Daniel Vaillant
Fonction publique, Réforme d'État et Décentralisation