Le 1er régiment de spahis algériens est une unité de cavalerie de l'armée française. Il est le premier des régiments de Spahis employés par l'armée d'Afrique. Il participe aux guerres coloniales françaises en Afrique et en Extrême-Orient, à la Première et à la Seconde Guerre mondiale et enfin à la guerre d'Algérie. Il est dissout en 1964.
Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]
1834 : création du corps des spahis réguliers d'Alger[1]
Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]
1834 à 1870[modifier | modifier le code]
Armand-Octave-Marie d’Allonville commande les gendarmes maures, qui en 1841 vont porter une tenue à l'orientale, similaire à celle des spahis[9].
Créé le avec 214 cavaliers venus du 1er régiment de chasseurs d'Afrique en Algérie française.
Le 1er régiment de spahis est créé à Blida en , selon une ordonnance royale du , en regroupant les escadrons de spahis stationnés dans la région d'Alger. Ces derniers avaient participé au combat de Taguine (ou bataille de la Smala) en 1843 et à la bataille d'Isly en 1844[1]. Opérant en 1846 dans le djebel Amour, le régiment reçoit son premier étendard dès 1848[10].
Le régiment participe au Siège de Zaatcha en 1849 et le le brigadier Abdelkader Ben Kassem prend l'étendard de Sidi-el-Djoudi, chef des Zouaouas[1].
En 1854, les trois régiment de spahis (1er, 2e et 3e spahis) détachent des volontaires pour participer à la guerre de Crimée. De même, en 1870, ces trois mêmes régiments détachent des pelotons pour former un escadron de marche de spahis algériens et un régiment d'éclaireurs algériens qui participent à la guerre franco-allemande. Ils reviennent en Algérie le 15 mars[1].
1870 - 1914[modifier | modifier le code]
Le 3e escadron combat au Tonkin de 1885 à 1889, au sein du régiment de marche de cavalerie du Tonkin[3]. Un détachement du 1er spahis est envoyé au Dahomey en 1892[10].
Au Maroc dès 1907, le régiment participe aux opérations de « pacification » puis est envoyé en France durant la Grande Guerre[10].
Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Article connexe : Cavalerie française pendant la Première Guerre mondiale.
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Les escadrons du 1er RSA combattent sur le Front de l'Ouest en France, au Maroc et sur le front de Palestine au côté des Britanniques contre les Ottomans[11].
Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Article connexe : Cavalerie française pendant la Seconde Guerre mondiale.
1939[modifier | modifier le code]
Le Groupement de Cavalerie est destiné à former à la mobilisation des Groupes de Reconnaissance. Aussi, dès la déclaration de guerre, le 1er régiment de spahis algériens disparaît en tant que tel pour se répartir et donner naissance à deux groupes de reconnaissance[12] :
81e Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie (81e GRDI)
85e Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie (85e GRDI)
1942 - 1945[modifier | modifier le code]
Le 1er RSA est reformé en Algérie en 1942[12], il compte un EM, un escadron hors rang et trois groupes d'escadrons[réf. souhaitée] :
État-major :
Chef de corps : Colonel Hennoque
Second : Commandant Sabarots
Renseignements : Capitaine de Montille
Transmissions : Lieutenant Grondale
Équipes de 37 : Lieutenant (R) Varnier
Service Auto : Lieutenant Teule
Service de Santé : Médecin-Capitaine Maurin
Service Vétérinaire : Capitaine Pasquini
Escadron Hors Rang : Capitaine Bonnafont
1er Groupe d'Escadrons : Cdt Jeunechamp
1er Escadron : Capitaine de Carne
2e Escadron : Lieutenant de Pontcharra
2e Groupe d'Escadrons : Commandant Micciolo
Adjoint: Lieutenant (R) Camus
3e Escadron : Capitaine Langlois
4e Escadron : Capitaine Galan
3e Groupe d'Escadrons : Capitaine Barbier Sainte Marie
Adjoint : Lieutenant (R) Krieger
5e Escadron : Capitaine d'Achon
6e Escadron : Lieutenant Bérard
Pendant la campagne de Tunisie, en 1943, le 1er spahis algériens fait partie de la division de marche d'Alger. Il s’illustre au combat de Kranguet Ouchtatia () et à celui d'Ousseltia (20 au ). Débarquant en France, en , en réserve de la Ire Armée, il est engagé en Alsace, participe à la rupture de la Trouée de Belfort puis franchit le Rhin et poursuit en territoire allemand. Il reçoit une citation à l’ordre de l’armée pendant la campagne d'Allemagne[12].
De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]
Recréé par transformation du 5e RSA en garnison de Médéa en 1946, le 1er RSA conserve cette garnison[3]. De juillet à octobre 1954, deux escadrons sont détachés en Tunisie et en 1955 un escadron est détaché au Maroc. Le participe ensuite aux opérations de la guerre d'Algérie[8].
En , il est à Constantine au quartier Gallifet. Il déménage en pour Orléansville puis à Fort de l'Eau au camp du Lido fin 1963[réf. souhaitée]. Il quitte l'Algérie depuis le port militaire d'Alger à la mi en embarquant pour partie à bord du BDC "Bidassoa" dernier bâtiment à appareiller en compagnie d'éléments du 9e Bima à destination de la France à Provins et Coulommiers[réf. nécessaire].
Traditions[modifier | modifier le code]
Uniforme[modifier | modifier le code]
Boléro de spahis du 1er RSA, avec le tombô (couleur distinctive) rouge (en l’occurrence le tombô est la zone délimitée par les arabesques de la tresse décorative noire).
Les spahis de la province d'Alger, dont ceux du 1er RSA, portent un tombô rouge sur leurs burnous et boléros[13].
Insigne[modifier | modifier le code]
L'insigne, qui n'a subit que des modifications mineures au cours de l'histoire du régiment, du 1er RSA est créé en 1938 sous le commandement du colonel Olivier Marc. Il comporte trois éléments, un losange représentant la patte de collet du régiment, un croissant de lune et la main de Fatima[10],[14]. De 1951 à 1956, l'insigne est inscrit dans une roue dentée, symbole de la mécanisation du régiment[14].
Devise[modifier | modifier le code]
Entreprends sans crainte et tu réussiras.[réf. nécessaire]
Étendard du régiment[modifier | modifier le code]
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[15],[16]:
Sa cravate est décorée :
De la Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 décernée le , puis de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme et une étoile vermeil.
Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]
François Charles du Barail (1820-1902), ministre de la Guerre, sert au 1er spahis en 1853-1854 ;
Antoine Beaudemoulin (1857-1927), général, lieutenant au régiment en 1883 ;
Mohamed Ben Daoud (1837-1912), officier d'origine algérienne, colonel du 1er spahis en 1889 ;
Rémy Raffalli (1913-1952), tué en Indochine, au 1er RSA en 1936 ;
Jacques Fitamant (1905-1980), résistant français, Compagnon de la Libération.
Références[modifier | modifier le code]
↑ abcdefghijklmnopqrstuvw et xHistoriques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900), Paris, Ministère de la Guerre & Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 634-635.
↑Ministère de la guerre, Annuaire militaire de la République française pour l'année 1848 : publié sur les documents communiqués par le Ministère de la Guerre, Bertrand, (lire en ligne), p. 471
↑François-Charles Du Barail, Mes souvenirs, t. 1 : 1820-1851, 1897-1898, 12e éd. (lire en ligne), p. 370
↑Pierre-Henri Zaidman, « LAW DE LAURISTON (Gustave-Hyacinthe) », dans Francs-tireurs et gardes nationaux au combat : Septembre-octobre 1870 dans l’Ouest, Biographie des autorités civiles et militaires citées, , 49 p. (lire en ligne), p. 26
↑Thierry Moné, 15 mai 1940, le mercredi de La Horgne : de la mémoire à l’histoire. : La campagne de mai-juin 1940 de la 3e Brigade de Spahis (thèse de doctorat en Histoire), Université Paris 4 Paris-Sorbonne, (lire en ligne), chap. Notice 61 (« MARC (1884-1968) »), p. 751-754
↑Le Maréchal Bugeaud: d'après sa correspondance intime et des documents inédits, 1784-1840, par Henri Amédée Le Lorgne Ideville, Firmin-Didotet cie, 1882, v.2, p. 279 et 273 et Willing, colonel Paul et Vernier Charles, Les uniformes de l'armée française de 1660 à 1845, Éditions Charles Hérissey 2000, planche 46.
↑Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
↑Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Historique du 1er régiment de spahis pendant la campagne 1914-1918 (contre l'Allemagne, Maroc, Syrie Palestine), Paris, H. Charles-Lavauzelle, 42 p.lire en ligne sur Gallica.
Thierry Moné et Jean-François Tixier, Les insignes des spahis, Panazol, Lavauzelle, , 157 p. (ISBN 978-2-702-50450-5, présentation en ligne).
R. Noulens (dir.), Les Spahis, cavaliers de l'armée d'Afrique, Paris, .
v · m
Régiments français de cavalerie
Historique et réorganisations
Réorganisation de 1776
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