From Wikipedia_fr - Reading time: 7 min| Président Institut national de recherches archéologiques préventives | |
|---|---|
| depuis | |
Jean-Paul Jacob | |
| Vice-président Conseil national de la recherche archéologique | |
| - | |
François Baratte Anne Lehoërff |
| Naissance | Clermont-l'Hérault |
|---|---|
| Nationalité |
française |
| Formation |
Université Paul-Valéry - Montpellier 3 (doctorat) (jusqu'en ) Université d'Aix-Marseille (d) (habilitation universitaire) (jusqu'en ) |
| Activités |
Archéologue, historien, professeur d'université |
| A travaillé pour |
Université de Provence Aix-Marseille-I Université d'Aix-Marseille (d) |
|---|---|
| Membre de |
Institut universitaire de France |
| Directeur de thèse |
Christian Llinas (d) |
| Site web | |
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur () Chevalier des Arts et des Lettres () Officier des Arts et des Lettres () |
Dominique Garcia, né le à Clermont-l'Hérault, est un universitaire français ; archéologue et historien spécialiste de la Protohistoire méditerranéenne, de l'histoire de la Gaule et de l'Antiquité gréco-romaine.
Archéologue et historien, Dominique Garcia est président de l'Inrap[1] (Institut national de recherches archéologiques préventives) et professeur des universités (archéologie ; Chaire d'Antiquités nationales et de Protohistoire européenne) à l'université d'Aix-Marseille où il a dirigé, jusqu'en 2014, l’École doctorale pluridisciplinaire « Espaces, Cultures et sociétés » et où il fut directeur du centre Camille Jullian[2] (UMR, unité mixte de recherche Aix-Marseille université/CNRS/Ministère de la Culture) à la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme.
Il est docteur en Histoire des civilisations (Archéologie méditerranéenne) de l'université Paul-Valéry (Montpellier III)[3] et habilité à diriger les recherches par l'université d'Aix-Marseille depuis 2000. Il a dirigé une trentaine de thèses et a participé à près de cinquante jurys.
En 2011, il a été nommé membre senior de l’Institut universitaire de France (spécialité Protohistoire méditerranéenne).
Dominique Garcia est chevalier de la Légion d'honneur (janvier 2014)[4] et chevalier des Arts et lettres (septembre 2016 ; officier en janvier 2022). En 2018, il a reçu la médaille d'argent de l'Académie d'architecture.
De 2012 à 2014[5] il a assuré la vice-présidence du Conseil national de la recherche archéologique (CNRA). En mars 2013, il a rendu à Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication un Livre blanc au nom de la commission qu'il présidait sur l'évaluation scientifique, économique et sociale de l'archéologie préventive[6]. Ce document a permis d'alimenter le volet Patrimoine du projet de loi « Création, Patrimoine, Architecture » qui a été promulguée en juillet 2016.
Par décret du président de la République en date du 24 juin 2014, il est nommé président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
À la suite d'une évolution de la gouvernance de l'Inrap, Emmanuel Macron le nomme président exécutif de cet établissement (décret du Président de la République en date du 27 décembre 2017, paru au Journal officiel du 28 décembre 2017). Il a été reconduit une deuxième fois a la tête de cet établissement (le plus important institut d'archéologie d'Europe[réf. nécessaire]) en décembre 2020.
Archéologue et historien spécialiste de la Protohistoire européenne et de la Gaule préromaine, ses recherches portent sur les sociétés de la Méditerranée nord-occidentale au Ier millénaire av. J.-C. (ethnogenèse, économie, cultures, sociétés, habitats et territoires des Celtes, Gaulois, Ibères et Ligures) et les relations qu'elles entretiennent avec les sociétés classiques (Étrusques, Grecs et Romains). Pour lui, « les peuples ne sont pas des identités immuables, mais des constructions. Il n’y a pas une racine du peuple français mais un peuple qui se met en route à travers des influences variées »[7], que l’enquête archéologique fait émerger par l’étude des vestiges matériels.
Il a participé à des fouilles archéologiques en Grèce (Délos), Italie (Rome, Naples, Viterbe) et Syrie (Bosra) mais ses travaux de terrain sont essentiellement centrés sur la Méditerranée nord-occidentale et des gisements archéologique du Languedoc, de la Provence et des Alpes. Responsable, après Michel Py, de la fouille du site portuaire antique de Lattes - Lattara, il a dirigé cet important chantier-école d'archéologie qui a formé plusieurs centaines de jeunes chercheurs européens.
Il considère que « faire de l’archéologie, ce n’est pas tant attribuer des racines à certains qu’offrir des repères à tous, de permettre d’inscrire sa propre histoire dans un paysage qui garde des traces laissées par d’autres avant, le paysage étant appelé à changer ou à s’agrandir»[7]. Adepte de l'effort pédagogique à destination du public et de la diffusion des savoirs, il a aussi affirmé que l’archéologie permet de « donner des repères»[8].
Archéologue de terrain, il a publié ou contribué à la publication de nombreuses monographies de sites. Il est également l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont certains constituent des références scientifiques internationales[réf. nécessaire] (Archéologie des migrations, Une histoire des civilisations, La Protohistoire de la France, La Fabrique de la France…).
Dominique Garcia est membre de nombreux comités de lecture et dirige plusieurs collections dont la collection « Archéologie » aux éditions Actes Sud. Il participe à plusieurs conseils scientifiques (Musée du Louvre, Site de Bibracte, École doctorale « Histoire de l'art et archéologie » de Paris-Sorbonne…) et il est membre de la section de Pré et Protohistoire du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), institut rattaché à l'École nationale des Chartes. Il a été conférencier invité au Japon, en Suisse, en Belgique, en Espagne, en Italie, en Allemagne et en Hongrie.
Il a publié près de 200 articles scientifiques et une trentaine d'ouvrages dont :