On le désigne sous l'appellation « Benjamin III Gradis » puisqu'il est le troisième du nom. Il signait et se faisait appeler Benjamin Gradis Jeune pour se distinguer de son cousin et contemporain Benjamin II Gradis (1782-1843), dit Benjamin Aîné, qui fut critique littéraire et romancier. Les deux Benjamin (II l'aîné et III le jeune) s'associent en 1823[2].
En 1806, son oncle David Gradis devient son tuteur[3]. À la mort de celui-ci en 1811, Benjamin prend la direction de la Maison Gradis, entreprise qu'il dirige jusqu'en 1858. Il prend aussi les rênes de la plantation coloniale martiniquaise appartenant à la firme, ainsi que des esclaves qui y travaillent.
Puis, après l'abolition de l'esclavage en 1848, il reçoit à nouveau la somme de 76 304 Francs or, de la part de l’État français, en dédommagement de l'affranchissement des 175 esclaves de la plantation qu'il possédait en Martinique[5].
Dans ses affaires commerciales, la Jewish Encyclopedia de 1906 indique qu'il dominait le marché colonial français en envoyant du vin, de l'alcool, de la farine et des viandes marinées à Cayenne, en Martinique et à Saint-Domingue, et obtenant du sucre et de l'indigo en retour[7].
Il fut vice-président du Comité consistorial de secours et membre du Consistoire de Bordeaux. Intervenant dans l'organisation des consistoires israélites, il laissa plusieurs brochures promouvant la réforme du culte israélite.
À messieurs les membres du Consistoire central israélite de France
Considérations sur la politique et sur les circonstances actuelles
Coup d'œil sur les colonies et en particulier sur celle d'Alger
De l'Élection du grand-rabbin du Consistoire central
De la Musique sacrée (1851)
De la Pairie et de ses rapports avec la constitution de l'État
Des Classes inférieures et des rapports qui les unissent aux autres classes de la société
Des Lois organiques
Des Principes politiques qui doivent servir de base à la législation électorale (1831)
Des Réformateurs et des changements qu'ils proposent d'introduire dans le culte israélite
Du Refus du budget
Du Sort des minorités dans les gouvernements représentatifs et dans les assemblées délibérantes, ou Observations en faveur des propriétaires de vignobles et des colons français
Réflexions sur le nouveau projet d'organisation consistoriale
Réponse à quelques objections ou Nouvelles réflexions sur le projet d'organisation consistoriale
Réflexions sur le rapport présenté au Roi, le , par Mgr le ministre du Commerce, relativement aux encouragements à accorder à l'industrie et au commerce
Des Forges, des vignobles et des colonies, pour faire suite aux Réflexions sur le rapport présenté au Roi, le , par Mgr le ministre du Commerce
Mémoire en faveur des colons et des propriétaires de vignobles, ou Observations sur l'exposé des motifs du projet de loi relatif à diverses modifications au tarif des douanes, présenté le par S. E. le ministre du Commerce
Observations sur les deux projets de loi de douane présentés, le 3 et le , par M. le comte d'Argout, ministre du Commerce
Observations sur le projet de loi organique présenté par le consistoire israélite (1851)
De la Révision des lois organiques du culte israélite (1851
Mémoire au sujet du tarif des sucres (1853)
De la Nouvelle école talmudique fondée à Paris (1853)
Réflexions sur l'histoire des Girondins de Lamartine et sur la manière d'écrire l'histoire
Œuvres politiques de Benjam
De la nouvelle école talmudique fondée à Paris (1853)
↑(en) Richard Gottheil, Joseph Jacobs, Herman Rosenthal, Friedman Janovsky, « COMMERCE - JewishEncyclopedia.com », sur jewishencyclopedia.com, (consulté le )
↑Zosa Szajkowski, « Jews and the French Revolutions of 1789, 1830 and 1848 », 1970